Crotte de rat et assurance habitation : ce que les contrats prévoient en 2026

Un simple constat, presque brutal : la découverte de crottes de rat dans un logement peut suffire à faire tomber toute indemnisation par l’assurance habitation, même quand les responsables du sinistre ne sont pas directement ces rongeurs. Plusieurs compagnies refusent systématiquement de couvrir les dégâts si l’expert mandaté détecte la moindre trace d’infestation, que ce soit après un dégât des eaux, un incendie ou une détérioration.

En 2026, certaines compagnies d’assurance introduisent des clauses qui obligent les résidents à prouver l’existence d’un plan de prévention régulier. Faute de quoi, la prise en charge peut être écartée. Cet encadrement plus strict s’accompagne d’exigences renforcées pour l’entretien et la gestion des nuisibles, que l’on vive en collectif ou en maison individuelle.

Crotte de rat, dégâts et assurance habitation à Enghien-les-Bains : que faut-il vraiment savoir en 2026 ?

À Enghien-les-Bains, comme partout ailleurs, la crotte de rat est devenue bien plus qu’un désagrément visuel. Elle se retrouve dans les rapports d’expertise et a un impact direct sur l’indemnisation des sinistres. Un contrat d’assurance habitation classique, y compris pour la multirisque habitation (MRH), ne couvre habituellement pas les dégâts liés aux nuisibles : rats, souris, cafards… Les dépenses liées à l’éradication sont à la charge de l’occupant ou du propriétaire, sauf si une garantie nuisibles ou une extension de garantie a été souscrite. Ce type d’option s’est développé ces dernières années, les infestations étant de plus en plus fréquentes.

Le locataire doit vite signaler la présence de rongeurs au propriétaire ou au syndicat de copropriété afin de déclencher une action collective. Généralement, la remise en état est à la charge du bailleur, sauf si l’insalubrité est imputable au locataire. Dans les communes, le tri et la gestion des poubelles partagées ainsi qu’un entretien régulier des espaces communs jouent un rôle clé pour éviter l’installation des nuisibles.

La progression du coût des réparations, couplée à l’évolution de l’indice FFB, pèse lourdement sur les tarifs d’assurance habitation. En 2026, les hausses s’étalent de 7 à 8 % d’après Addactis, 4 à 6 % selon Facts & Figures, 6 à 7 % d’après Assurland. Les catastrophes naturelles récentes et la surprime Cat Nat (portée à 20 % en 2025) accentuent la pression financière. Les formules d’assurance habitation “économique” séduisent mais couvrent rarement les dégâts liés aux rongeurs ou autres nuisibles.

Selon votre situation, les responsabilités et démarches diffèrent :

  • Propriétaire en maison individuelle : il doit prendre en charge seul les frais de dératisation.
  • Propriétaire en copropriété : les coûts du traitement sont répartis entre copropriétaires.
  • Comparateurs d’assurance : ces outils facilitent l’obtention d’un devis intégrant la garantie nuisibles.

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Méthodes de dératisation efficaces et accompagnement par des professionnels locaux : conseils pratiques et démarches pour une intervention rapide

Dès qu’une infestation de rongeurs est constatée, il devient urgent d’agir de manière structurée. Le premier réflexe : contacter une entreprise de dératisation de votre secteur. Ce choix assure le respect des normes sanitaires et l’utilisation de méthodes adaptées à la configuration de votre logement ou de votre immeuble, que vous soyez en maison individuelle ou en copropriété.

Les services proposés s’élargissent. Badbugs, par exemple, s’appuie sur un réseau d’artisans contrôlés et propose une assurance nuisibles à petit prix (3 €/mois), un télédiagnostic et un accompagnement jusqu’à l’éradication totale. Ce dispositif, déjà disponible chez de grands bailleurs et sur des plateformes d’assistance telles qu’Inter Mutuelle Assistance ou Mondial Assistance, simplifie la prise en charge : devis immédiat, passage d’un professionnel sous 48 heures, suivi jusqu’à la résolution du problème.

Pour organiser l’intervention, voici les démarches à suivre :

  • Prévenez sans tarder votre bailleur ou le syndic si des nuisibles sont détectés.
  • Demandez un devis détaillé : type de traitement, nombre de passages, prix, délais.
  • Contrôlez l’existence d’une garantie nuisibles dans votre contrat d’assurance habitation ou via une extension adaptée.
  • Informez-vous sur les éventuelles contraintes d’accès (servitude de passage, délais de préavis en copropriété).

Les attentes évoluent : remboursement des frais, accompagnement par un expert disponible sept jours sur sept, possibilité de choisir des traitements naturels, voire relogement temporaire si la situation l’impose. Les plateformes numériques rendent la mise en relation plus fluide, avec un suivi transparent du signalement jusqu’à la fin de l’intervention.

Face à la multiplication des infestations, mieux vaut ne plus traîner. La vigilance est devenue la meilleure alliée de votre tranquillité… et de votre dossier d’assurance.

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