Adopter un chien implique l’aimer, l’éduquer et l’entretenir. Il en est de même pour un dogue allemand qui a plus besoin d’attentions de la part de son maître. Si vous envisagez d’en adopter un, prenez le temps de découvrir des informations vous permettant de mieux les comprendre et d’en prendre soin.
D’où vient exactement un dogue allemand ?
La question de l’origine du dogue allemand intrigue souvent ceux qui songent à accueillir ce colosse. Entre « dogue allemand » et « grand danois », les deux noms circulent, mais seul le premier traduit les véritables racines de ce chien. Le second surnom s’explique simplement par la forte présence de la race dogue allemand au Danemark, mais il ne désigne pas son berceau.
Côté ancêtres, le dogue allemand partage du sang avec le molosse du Tibet et le bullenbeisser. On comprend vite la filiation en croisant un adulte qui peut culminer à 90 cm au garrot pour les mâles et autour de 84 cm pour les femelles. Le poids, lui, dépasse souvent les 75 kilos. Générosité de gabarit qui saute aux yeux, mais aussi force et prestance naturelle.
La reconnaissance de cette race ne laisse place à aucun doute. Silhouette massive, tête marquée, mâchoires larges, oreilles tombantes : le dogue allemand se distingue immédiatement au milieu d’une meute. Impossible de le confondre avec un autre.
Quel caractère a un dogue allemand ?
Sous l’imposante stature du dogue allemand se cache un tempérament doux et équilibré. Il dégage une impression de puissance, mais il apprécie avant tout la tranquillité. Ce géant sait se montrer calme et poser ses grandes pattes dans la maison sans rien déranger. Proposer une éducation bienveillante lui permet de s’ouvrir à la compagnie d’autres animaux, y compris les chats. Et sa tendresse envers les plus jeunes en fait un excellent compagnon pour les enfants. Il déteste d’ailleurs la solitude : l’absence de ses proches le rend rapidement mélancolique.
Mais ce chien n’a pas qu’une seule facette. Il peut se montrer réservé, presque timide face à des inconnus, tout en restant sur ses gardes. Son instinct protecteur s’active dès qu’il perçoit une menace, avec une loyauté sans faille pour ses maîtres. Le dogue allemand veille, même s’il ne le montre pas toujours de manière démonstrative.
Pour cultiver son équilibre, rien ne remplace l’encouragement et les moments partagés. Même si l’exercice n’est pas sa priorité, il bénéficie de promenades régulières, ne serait-ce que pour casser la routine et entretenir ses articulations. Le dogue allemand préfère la douceur à l’agitation, mais il a besoin de sentir que l’on prend soin de lui.
Comment prendre soin de cette race de chien ?
Avec une espérance de vie de 8 à 10 ans, le dogue allemand appartient à la famille des géants aux fragilités bien réelles. Un suivi vétérinaire attentif s’impose, notamment pour les problèmes articulaires et osseux qui guettent ces chiens à la croissance fulgurante. L’arthrose et d’autres troubles liés au squelette peuvent survenir tôt, soulignant l’utilité des sorties régulières, même courtes.
L’alimentation joue aussi un rôle central dans la prévention des maladies. Les croquettes conviennent bien à cette race, à condition d’être adaptées à son âge et à son état de santé. Un menu ajusté limite les risques et accompagne au mieux sa croissance impressionnante.
L’hygiène ne doit pas être négligée pour le bien-être du dogue allemand. Un bain occasionnel avec un shampoing au pH neutre suffit pour entretenir son pelage court. Prendre le temps de le caresser régulièrement renforce la complicité et permet de vérifier son état général. Certains points de contrôle méritent une attention particulière lors de l’entretien :
- L’état de propreté des oreilles ;
- La santé des yeux ;
- Le tartre qui peut s’accumuler sur les dents.
Face à ce géant au cœur tendre, chaque geste compte. Prendre soin d’un dogue allemand, c’est offrir à la douceur une force tranquille, et à la force, une main attentive. Et dans la maison, sa présence ne passe jamais inaperçue : l’équilibre parfait entre puissance et affection, à taille XXL.

